La physique des catastrophes de Marisha PESSL
Je l’ai pris chez Célia, il y a un bout de temps. Il traînait sur l’étagère derrière moi. Parfois, ce chef d’œuvre me faisait un clin d’œil mais je rechignais à démarrer 837 g de texte. C’est du lourd, de toute évidence.
Confinement oblige, j’attrape l’objet et plonge dedans.
Page 124, je craque, je m’énerve, me rebelle et refuse de continuer. La « quantité obscène de références » (dixit l’autrice p 606) me déprime, je me sens nulle à chier, je ne connais rien de tout ça, sans compter les innombrables digressions. Je lis des passages à Erick. Il me dit, périssologies, moi je dis, métaphores, toutes plus loufoques les unes que les autres, je ne sais pas grand chose des figures de style, mais ce bouquin en est bourré, j’en suis convaincue. C’est peut-être censé être drôle ?
L’ouvrage retrouve sa place sur l’étagère. Mais dès le lendemain, je ne peux m’extraire de l’histoire de Bleue.
Page 158, une hypothèse émerge.
Page 213, atteignant les pages volantes (problème de qualité de reliure, même chez Gallimard) une deuxième hypothèse surgit, annihilant la première.
Page 220, trois digressions parmi les innombrables qui agrémentent le texte de Marisha, sont sorties de leur contexte, exhilées en notes de bas de page. Recherche d’explication en cours sur cette particularité.
Page 249, lâcher ces pages devient un déchirement.
Page 399, ma deuxième hypothèse se confirme.
Paghe 420, j’éprouve le besoin de relire l’introduction.
Page 507, mes hypothèses s’effondrent, suite à une profusion d’informations quelque peu parachutées, mais on pardonne ce tour de passe-passe scénaristique.
Page 543, ma deuxième hypothèse n’est pas complètement érronée.
Page 609, enfin, je sais tout. Ouf.

Odon exposé au monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse
Suite à ma petite crise, j’ai lâché prise et trouvé du plaisir aux digressions, métaphores et références culturelles, agrémentées même parfois de fous rires.
Question : quelle crédibilité accorder aux références culturelles de Bleue ?
Bravo quel courage, moi je révise les bandes dessinées….
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