La femme et la religion

Je l’ai fini hier après-midi et je ne décolère pas depuis. « Et te voici permise à tout homme » d’Éliette Abécassis relate l’histoire d’une femme mariée à un pervers (mon interprétation de ce que l’on apprend de cet homme). Elle demande le divorce qu’elle obtient au bout de trois ans. Malheureusement, elle est juive. Or, le divorce civil ne suffit pas, il faut que l’ex-mari rende la liberté à la femme en lui remettant un document intitulé le « guet ».

L’actualité regorge de cas d’hommes qui refusent cette étape, entraînant l’impossibilité pour la femme de refaire sa vie et d’avoir d’autres enfants, je trouve 18 ans, 15 ans ou même 23 ans avant que la femme ne soit libérée. C’est dire.

Ce qui m’a irritée, c’est l’acceptation par la femme de ces traditions, de toute cette domination, c’est l’indifférence gênée des reponsables, c’est la femme qui sacrifie sa vie, son amour, tout ce qu’elle a construit pour suivre les précepts de cette religion, c’est la femme qui vit des horreurs dans une grande solitude, qui pense qu’elle est fautive et de ce fait, s’avère incapable de se raconter. Triste. Et agaçant.

Comment pourais-je croire en une religion (et j’inclus ici toutes les religions qui cultivent des traditions phallocrates) qui ne croit pas en moi, une religion qui me considèrerait en tant qu’être inférieur. C’est comme si un noir adhérait au Ku Klux Klan. Je ne comprends pas.

Mais peut-être moi-même ne suis-je pas en mesure d’identifier et de refuser un certain nombre de traditions misogynes me concernant. C’est fort possible.

Jamais un livre ne m’avait autant mise en rogne.

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