Ca peut paraître long, cent ans, mais pour une forêt, c’est rien du tout ! En 1919, dans la forêt de Vauclair, il restait un chêne en vie, le chêne Cuif (350 ans à ce jour) du nom du conservateur des Eaux et Forêt chargé du reboisement de la forêt.

Etonnant, seulement 100 ans pour cette magnifique forêt située aux abords du chemin des dames, ravagée par les combats, replantée par-dessus des tonnes de munitions chimiques en décomposition, forêt mutilée et nommée pompeusement Forêt de guerre, avec les quelques 100 000 ha sur une douzaine de départements français déclarés Zone rouge, c’est à dire forêt dont le coût de restauration est supérieur à la valeur initiale du sol.

Consommation de champignons et de petit gibier fortement déconseillée (mais ne serait-ce pas également le cas de l’intégralité de l’Aisne ?) bien qu’aucune étude sérieuse ne se soit appropriée le sujet, résultats censurés d’office.

Grimpette à éviter, le plancher a disparu.
Les vestiges de l’abbaye de Vauclair, la première guerre ayant été fatale aux rares bâtiments encore debout après la révolution française :

Le jardin des simples de l’abbaye, tenu maintenant par des bénévoles présente 400 plantes médicinales en échiquier, à visiter avec Pascal, c’est passionnant. Trop fière devant la case Balsamine de l’Himalaya vide, mais j’en ai plein chez moi, je peux vous en donner, je passe mon temps à en arracher (du style quelque peu invasif, Marité en sait quelque chose…).
Mais pas de photo de ce superbe jardin botanique. Il faut aller voir sur place…
Merci de cette prose si intéressante.
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