Si j’avais été un homme, à l’époque lointaine où l’homme et la femme vivaient en bonne compagnie sans que l’un soit supérieur à l’autre, si j’avais été un homme à cette époque, j’aurais sans doute été quelque peu jaloux de la capacité de la femme à engendrer et de ce fait, j’aurais eu tendance à souhaiter restreindre les capacités de la femme. Je pense que ma première idée aurait été de l’empêcher d’avancer, de l’encombrer de la contraindre et j’aurais commencé par les pieds.
Oh, femme, que tu as de jolis pieds, tu es une déesse. Couvrir ces adorables pieds de vilains godillots n’est pas tolérable. Regarde, voici des chaussures de reine, bien serrées, bien hautes et pointues. Ca fait un peu mal ? Oui, mais il faut souffrir pour être une princesse.
Je n’aurais pas eu à forcer les femmes bien longtemps, l’idée de devenir une déesse ayant aussitôt prévalu sur celles du confort, de la sécurité, de la santé…
Voici comment j’ai encore pu rencontrer hier, une jeune femme superbe avec des chaussures affreusement contraignantes qui me faisaient mal rien que d’y penser.
Quand même, 9 cas sur 10 d’Halux valgus concernent les femmes. Et je ne parle pas de ne plus être en mesure de courir, de s’enfuir, ou même de sourire quand la douleur devient intenable et encore moins de perdre le contact avec la terre, car avoir les pieds sur terre, c’est le pied, non ?

Au moins je pense que nos filles ne sont pas fans de stylétos
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