Fraternité d’expression

Samedi soir, discussion entre amis.

– A ce sujet, je peux citer Alexandre Dumas, « on peut violer l’histoire, à condition de lui faire de beaux enfants ».
– Tu te rends compte de ce que tu dis ?
– Hé quoi, c’est une citation historique.
– C’est pas parce que c’est historique qu’on peut répéter n’importe quoi.
– Ah, tout de suite, voilà les « Balance ton porc », on ne peut plus rien dire ! Et la liberté d’expression, alors ?
– Hé bien, la liberté d’expression, je me demande si c’est pas un peu violent parfois,
– Oui, justement, à l’époque de « Je suis Charlie », moi, je n’étais pas d’accord. Je ne vois pas pourquoi l’humour aurait le droit de blesser, de heurter, d’injurier ? Est-ce qu’on a le droit de rire de tout ?
– Franchement, Charlie, ça a été vraiment totalitaire, à l’époque, il n’était même pas imaginable d’avoir un autre avis. Or, la liberté s’arrête là où commence celle des autres, non ? Notre devise comprend aussi le mot Fraternité, qu’est-ce qu’on en fait, de la fraternité ?
– Moi, je propose un nouveau concept, on remplace liberté d’expression par…

Fraternité d’expression.

Waouh, oui ! Merci les amis, merci Erick !

img_2210Monts jaunes, 黄山, Chine
Ça ne vous fait pas penser à des mains enlacées ?

fraternite

3 commentaires sur « Fraternité d’expression »

  1. Et moi lisant Georges Didi-Uberman, j’apprends qu’il est possible de surdialectiser la dialectique ….Trop bonne nouvelle !
    Et maintenant faudrait fraterniser nos expression ….
    Les nouvelles se suivent et s’entrechoquent (dans ma tête en tous cas)

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