Sport

Je ne pouvais pas ne pas en parler. Même si je suis loin de l’avoir fini, que je n’en suis qu’à la 296 ème page et que je ne garantis pas d’aller jusqu’au bout, j’ai bon espoir, il ne me semble pas possible de l’abandonner en cours de route, ce roman, LES LIONNES de Lucy Ellmann (Ducks Newburyport, Canards d’une petite ville du Masschussetts, quel rapport avec le titre français ? Cependant, je dois avouer que les deux titres me paraissent justifiés).

Addictif. C’est ce que j’ai pensé après qu’Erick l’ait attrapé et ouvert, cet ouvrage qu’il m’avait offert quelques jours auparavant (un livre d’autrice, OK) et qui traînait sur le canapé, pour en lire quelques passages, c’est bizarre, ce truc, me dit-il, alors, j’ai voulu vérifier par moi-même et j’ai commencé, juste pour voir, les premières lignes, c’est le mot qui m’est venu, addictif. Je n’ai pas réussi à m’arrêter. Peut-être souhaitais-je attendre la fin de la phrase pour me lever, aller préparer à manger, ce qui aurait été une mauvaise idée, nous aurions pu mourir de faim vu qu’il n’y a qu’une seule phrase dans l’histoire principale, mais non, ce n’est pas ça, je voulais savoir la suite. Il y a comme un suspense dans ces élucubrations, divagations, ruminations agrémentées de listes de mots, suites d’idées, abréviations, rêves, avec, de temps en temps, un bout primordial de l’histoire de cette femme, mais plus on avance, plus on remarque que tout est important, étonnant, détonnant. Et dans le même temps, tellement réaliste, je me croirais dans ma tête quand ça joue au squach là-dedans et que mes pensées projets angoisses souvenirs partent dans tous les sens. Lecture instructive sur les aberrations de notre civilisation, Lucy réussit même à nous faire rire.

Sans compter le sport, car avec ses 1020 pages et ses 1,310 kg (en Pléiades, ce serait moins lourd) et LE FAIT QUE il faille régulièrement le poser pour attraper le smartphone afin d’effectuer une recherche sur le net puis le reprendre, je pense que mes bras vont sérieusement se muscler.

Argument non négligeable en faveur de ce roman étrange envoûtant passionnant.

4 commentaires sur « Sport »

  1. C’est noté ! Je ne vais pas m’y mettre tout de suite, car j’aimerais finir Les Furtifs d’Alain Damasio, me remettre un petit moment à Proust que j’ai abandonné il y a quelques mois pour reprendre mon souffle, mais j’avoue que tu donnes envie !
    Bises
    Danièle

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