Je voudrais déjà revenir sur l’article Chronique d’une lecture. Je ne suis pas sûre de m’être bien fait comprendre. La physique des catastrophes de Marisha Pessl est une merveille, ce genre de livre qu’on est si triste de quitter et qui nous lache dans la nature complètement désemparée, que faire maintenant que Bleue n’est plus là ? C’est ma dernière pépite, la plus récente.
I am, I am, I am est ma deuxième pépite. Je n’ai pas toujours apprécié les romans de Maggie O’Farrell, mais ces récits-là entre vie et morts sont émouvants, éprouvants et terriblement attachants. Très fort.
Enfin, la première découverte, Je viens d’Emmanuelle Bayamack-Tam. Superbe, passionnant. J’avais déjà pris à la bibliohtèque Arcadie que j’avais adoré. Ce deuxième livre confirme le talent d’Emmanuelle, ces portraits de jeunes filles hors normes entourées d’adultes qui ont oublié de grandir sont formidables et donnent à réfléchir sur la société, sur l’hypocrisie, la différence, le regards des autres, la tolérance…
Enfin, en prix de consolation, trouvé hier au grenier, Les yeux au ciel de Karine Reysset, pas mal du tout. Suffisamment bien pour avoir envie d’en lire d’autres de la même autrice.
Quel bonheur de s’évader de la crise dans des lectures envoûtantes, être ailleurs quelqu’un d’autre…
J’ai trop envie de découvrir d’autres récits de ces trois autrices. Mais commander par internet me chagrine. À la fois parce que je suis en cours de vidage de maison et que j’aimerais éviter d’alourdir les cartons mais aussi parce que je préfèrerais acheter local. Et puis je n’ai pas l’habitude d’acheter. En temps normal, la bilbiothèque me suffit. Enfin, il doit y avoir des milliers de bouquins dans ma maison, franchement, j’ai pas tout lu, mais non, je ne me lancerai ni dans Proust, ni dans Victor Hugo, ni dans Dostoievski. Je veux des femmes.