Pas normal. Vous n’avez qu’à écouter, vous verrez bien, si on peut dire, qu’il y a quelque chose de pas normal.
Vous avez trouvé ? On croirait que j’habite au fin fond de la campagne et non à 500 m de la très présente et bruyante nationale charriant d’inombrables poids lourds entre Est et Ouest. Oui, dans les plus du confinement, il y a ce silence occupé par les oiseaux du matin.
Je ne pouvais pas manquer ça, ce moment improbable sans vrombissement de moteur, même à c’t’heure indue, pas normal.

Bien sûr, je pourrais affirmer qu’il faut créer une nouvelle manière de vivre dont les voitures ne font plus partie. Je pourrais. Mais d’ors et déjà, je sais que non.
Quand j’habiterai en ville, j’oublierai et déclarerai haut et fort qu’il faut interdire les voitures et augmenter le prix de l’essence. Mais je vis à la campagne et sans voiture, je ne peux rien faire, pieds et poings liés à mon petit village. Même le TÀD, transport à la demande, est bien compliqué, il faut une heure de départ et une heure de retour, quelque peu contraignant.
C’est ce que je crains, pour l’après, malgré cet espoir ce désir insensé ce besoin impérieux de prendre le temps d’imaginer d’organiser une civilisation plus respectueuse de l’être humain, de la nature, de notre terre, je crains que, direct, nous ne revenions dans l’urgence à l’état antérieur au confinement. Je suis bien pessimiste à ce sujet. Qui va accepter de perdre définitivement de la liberté, du confort ?

moi je suis pour l’interdiction des voitures (sauf de la mienne)
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