Je l’ai vue et immédiatement mis l’actualité du soir sur pause.
–Erick, viens voir.
Il accourt de la cuisine, c’est son heure.
– Regarde, c’est dingue !
L’image montre les zones d’incendies en Australie. C’est tout simplement époustouflant et même glaçant, si on peut dire.

– Une photo satellite nous dit le journaliste.
Bien sûr, depuis, tout le monde sait que cette photo est un montage qui reprend la totalité des lieux d’incendie sur un mois, que les points d’incendie ont été augmentés et coloriés de rouges et de jaunes éclatants et que les montagnes australiennes ont été fortement agrandies. C’est très beau.
Outre le fait que l’émission (et combien de chaînes ?) de télévision qui a diffusé cette photo aurait pu, aurait dû se renseigner, que le photographe, bien que très clair sur son Instagram s’est forcément douté du risque de détournement de sa photo (promue oeuvre d’art depuis), non, outre ces faits-là, ce qui m’a vexée, c’est que j’ai pu y croire.
Et que non seulement j’y ai cru, mais que je ne souhaitais pas activer mes neurones pour remettre en cause cette information, je souhaitais, j’étais satisfaite d’avoir l’occasion de voir cette nouvelle sensationnelle et effroyable de fin du monde qui concernait l’autre bout de la terre et que l’aspect sensationnel de la chose l’emportait sur tout autre point de vue humaniste et écologiste.
Très vexant.
de toutes façons c’est trop….
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