Descendre le village jusqu’au petit ru, emprunter la rue de la Montagne, grimper sur le plateau, profiter du ciel et du ciel au-dessus des champs et au-delà des pommiers et de leurs filets, dégringoler vers le village voisin, celui du bas caché au fond du vallon, remonter jusque celui du haut, bien nommé avec ses énormes fermes et ses murs de pierres dérobant à la vue manoirs et demeures de famille, retrouver le ciel immense moutonneux et les pattes de soleil, deviner la vallée de la Crise au loin, les champs et bois derrière les voiles de brumes, entamer la descente, admirer le point de vue époustouflant, glisser dans la forêt, dépasser le château et ses douves, laisser de côté Septmont et son donjon pour enfin atteindre, légère et enthousiaste de débuter le déblaiement de notre maison, voiture archi-pleine sans même divorcer, Emmaüs, quel bonheur.

Aucun rapport mais c’est ce qui m’est venu en tête, ce plateau avec ses deux tasses et son sucrier, héritage familiale de Martine.