Si j’avais été un homme, à l’époque épatante où j’étais l’égal de la femme, il me serait venu une myriade d’idées pour la dominer.
Je ne vais pas détailler chaque point de domination, non, je n’irai pas jusque Domination 345, non non non, je n’exploiterai pas ce filon sans fin en évoquant éducation, enfermement, travaux domestiques, représentation du corps, vêtements et accessoires , manière de se tenir (juste avant mon départ à la retraite, j’ai réussi à travailler quelques minutes en mettant mes pieds sur le bureau, pas facile, surtout en jupe (élément d’entrave) mais j’y suis arrivée, jouissif), contraintes, violence physique, psychologique, symbolique, mutilations sexuelles…
Non, ce que je souhaite évoquer, c’est le cercle vicieux et insidieux dans lequel, nous les femmes, sommes enfermées sans même nous en rendre compte. Car la domination est tellement enracinée en nous qu’elle est inscrite dans nos histoires familiales, au fin fond de notre esprit, dans tous nos principes, dans tous nos schémas de pensées, et même… dans notre corps.
