
Je me suis enfin décidée à lire Frankenstein.
Quand même, une féministe comme moi, qui lit essentiellement des écrivaines avec le but bien vain de rétablir la parité dans mes lectures et je ne suis pas au bout de mes peines, je n’avais jamais lu ce récit pourtant précurseur de la science fiction.
Quelle gourde !
Je ne connaissais pas le nom de l’auteure.
Je ne savais pas que c’était une femme.
Je n’ai vu aucun film de Frankenstein.
Je croyais que Frankenstein était Le monstre.
Je croyais que le monstre était méchant.
Alors, je rétablis la vérité.
L’auteur est une femme, Mary W. Shelley.
Frankenstein n’est pas le monstre mais le créateur, le père de la créature monstrueuse.
Cette créature monstrueuse n’est pas méchante mais malheureuse et de ce fait, elle se venge.
Le « méchant », c’est le créateur.
Ce récit ne fait pas peur. Il faut dire que maintenant, s’il n’y a pas une tronçonneuse et un gamin dans le coin, on reste de marbre.
Je remarque, malgré tout, que je ne suis pas la seule, à faire preuve d’ignorance. Ce qui n’est en rien une excuse. Autour de moi, bien peu la connaisse ! Mary n’est pas seulement l’auteure de Frankenstein. Son oeuvre comprend 7 romans, des écrits pour enfants, des nouvelles et des récits de voyages, à une époque où la femme n’est pas censée se faire remarquer !
Le film sur Mary qui vient de sortir est sympa pour appréhender l’enfantement de Frankenstein. De là à vous conseiller la lecture de ce roman…
J’hésite.
A moins que vous n’ayez l’intention d’en faire une thèse.