Souris donc

C’est quoi ce clavier qui me rajoute des mots ? Qui me ramène en arrière, quand, un jour, je me suis rendu compte que je ne souriais plus à une de mes filles adolescente. Depuis quand ? Combien de jours, de semaines, de mois, mon dieu, c’est inhumain, ce que je lui fais subir !

Et aussi à ce chef, charmant et charmeur avec tous, moi, il ne m’a pas souri une seule fois en trois ans. Violent. Très violent.

Mais je n’avais pas prévu de parler de ça.

Je voulais évoquer cette adorable souris rousse qui se promène sur le rebord du muret, là où s’échouent les graines que les oiseaux font tomber des boules installées par Erick dans la renouée, nous l’observons en mangeant nos tartines beurrées, elle court par ci par là, disparaît derrière la pierre sculptée d’une oreille, réapparaît plus bas, dans la niche des maisons Hundertwasser issues d’une maquette de Célia. Elle s’apparente à la fois à une petite peluche et au jouet qui se remonte et cavale d’une allure désordonnée, c’est attendrissant.

Et encore, cette période affreuse où je ne trouvais plus les muscles qui actionnent le sourire, masque figé qui m’enfermait dans les idées noires.

Mais souris donc, souris dès le matin et même, souris en dormant, souris aux inconnus dans la rue, souris au soleil à la lune, souris aux oiseaux aux chats qui passent à la souris, tu as tellement de chance…

img_2128Aucun rapport, mais c’est joli…

4 commentaires sur « Souris donc »

      1. Pour moi, une photo qui donne l’envie d’être immortel afin de continuer à vivre avec ces beautés saisies.

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  1. J’aime les textes qui déraillent, ou se détournent, ou qui hésitent, ici à cause d’un clavier insolent, là parce que quelque chose ne peut pas être dit comme une évidence, et doit être abordé par d’autres chemins.

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