J’en arrivais à la conclusion qu’ils ont tous raison et que chacun porte en lui une terrible souffrance et comment celui qui pense le contraire peut ne pas comprendre qu’il est dans l’erreur ?! Hein, comment ? Benny Barbash
Je viens de finir My first Sony de Benny Barbash. Oui, c’est un homme, je vous vois, mes copines, se demander comment j’ai pu abandonner mon principe de parité dans mes lectures, j’ai lu tellement d’hommes que je ne choisis plus que des femmes et je ne le regrette pas, elles sont des écrivaines formidables. Mais ce volume traînait dans ma bibliothèque. Passionnant. Sur une société, une religion, un pays que je ne connaissais pas du tout.
Le narrateur a 10 ans. C’est facile pour l’auteur, pas de souci de style, l’enfant a tous les droits, mais du coup, c’est agréable aussi pour le lecteur et cela l’oblige à prendre du recul, à observer les faits à travers le regard neuf et sans concession de l’enfant.
Benny Barbash, israélien, raconte la vie d’une famille juive en Israel. C’est tendre drôle et détonnant, sauf les pages sur Treblinka que j’ai sautées pour éviter des semaines de cauchemars, j’en fais déjà assez sur les trains.
Ce que j’ai découvert, les différents courants de pensées, les groupes politiques, les bagarres, les luttes de pouvoir, après ce qu’ils ont vécu, après ce que leur peuple a subi, je m’étais imaginé qu’ils se seraient rassemblés, qu’ils se seraient entendus entre eux. Comment je suis naïve !
Sur la fin du roman, une trentaine de pages évoque la vie quotidienne des ultra-ordhodoxes. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser que ces rites ont pour mission cachée (ou pas ?) d’enfermer les femmes à la maison en leur donnant de nombreuses taches chronophages qui les empêchent d’avoir le moindre temps pour elle. C’est un sentiment que j’ai à propos des religions extrémistes en général.
Mais peut-être est-ce juste mon ressenti…
